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L’auto-dépistage des ITSS chez Prélib

ITSS spécifiques

ChlamydiaGonorrhéeSyphilisHépatite BHépatite CVIH
Vaccination

Hépatites A et BVPH
Protection contre le VIH

Prophylaxie pré-exposition (PrEP) contre le VIHProphylaxie post-exposition (PPE) contre le VIH
Liste des abbréviations

Références

L’autodépistage des ITSS chez Prélib

C’est quoi?

Prélib est un centre de prélèvement qui combine les technologies de télécommunications à l’expertise médicale dans le domaine des ITSS (infections transmissibles sexuellement et par le sang). Son objectif est d’améliorer l’accessibilité au dépistage des ITSS et de limiter au minimum les jugements qui entourent la sexualité.

Son fonctionnement est confidentiel et rapide.

En quelques clics, un rendez-vous est assigné et une évaluation médicale électronique est effectuée. Les conseils personnalisés en matière de santé sexuelle et les tests de dépistage à effectuer sont transmis en ligne.

Au centre Prélib, une infirmière qualifiée effectue au besoin les prélèvements sanguins et remet le matériel d’autoprélèvement recommandé. Une cabine individuelle est ensuite assignée et, par l’entremise d’un écran et de vidéos explicatives, permet assister le patient dans chaque étape des différents prélèvements.

Une fois le dépistage complété, les résultats sont rapidement publiés en ligne sur le portail patient. Advenant un résultat anormal ou non concluant, un professionnel du centre Prélib communique avec le patient pour la prise en charge.

L’auto-dépistage des ITSS chez Prélib

L’autodépistage des ITSS chez Prélib

C’est quoi?

Prélib est un centre de prélèvement qui combine les technologies de télécommunications à l’expertise médicale dans le domaine des ITSS (infections transmissibles sexuellement et par le sang). Son objectif est d’améliorer l’accessibilité au dépistage des ITSS et de limiter au minimum les jugements qui entourent la sexualité.

Son fonctionnement est confidentiel et rapide.

En quelques clics, un rendez-vous est assigné et une évaluation médicale électronique est effectuée. Les conseils personnalisés en matière de santé sexuelle et les tests de dépistage à effectuer sont transmis en ligne.

Au centre Prélib, une infirmière qualifiée effectue au besoin les prélèvements sanguins et remet le matériel d’autoprélèvement recommandé. Une cabine individuelle est ensuite assignée et, par l’entremise d’un écran et de vidéos explicatives, permet assister le patient dans chaque étape des différents prélèvements.

Une fois le dépistage complété, les résultats sont rapidement publiés en ligne sur le portail patient. Advenant un résultat anormal ou non concluant, un professionnel du centre Prélib communique avec le patient pour la prise en charge.

ITSS spécifiques
Chlamydia

Chlamydia

En bref

  • L’ITSS bactérienne la plus répandue au Québec
  • Transmise lors des relations sexuelles non protégées
  • Fréquemment asymptomatique
  • Accès gratuit au traitement antibiotique

Causes

La chlamydia est une infection causée par la bactérie Chlamydia trachomatis. La bactérie se transmet habituellement par des sécrétions provenant du vagin, du pénis, de la bouche ou de l’anus. Les relations sexuelles non protégées constituent l’un des principaux facteurs de risque d’infection par la chlamydia. Elle peut également être transmise d’une mère enceinte à son enfant lors de l’accouchement avec un risque de complications graves pour le bébé.

Qui est à risque d’infection

La chlamydia est l’ITSS bactérienne la plus répandue au Québec. Depuis plusieurs années, on assiste à une croissance en nombre de cette infection et on remarque que le groupe le plus souvent affecté est âgé de 15 à 24 ans et sexuellement actif. Également, la chlamydia est souvent accompagnée d’une infection à gonorrhée (voir « Gonorrhée »).

Le simple fait d’être sexuellement actif rend une personne à risque de cette infection. Toutefois, les activités suivantes augmentent le risque d’infection :

  • Relations sexuelles sans condom
  • Relations sexuelles avec plusieurs partenaires
  • Partage de jouets sexuels (sex toys)

Symptômes et complications?

Dans la grande majorité des cas, la chlamydia passe inaperçue car elle ne présente peu ou pas de symptômes. Lorsque des symptômes sont présents, ils surviennent jusqu’à six semaines, mais de deux à trois semaines en moyenne après l’exposition à risque et varient selon le site de l’infection.

Les symptômes possibles, par sites d’infection, incluent :

  • Les voies génitales : brûlure urinaire ou après les rapports sexuels, démangeaisons l’urètre, odeurs ou écoulements inhabituels
    • Pour les femmes : saignements vaginaux inhabituels. Dans les cas plus avancés, est possible d’avoir une douleur abdominale, accompagnée de fièvre et/ou de nausées
    • Pour les hommes : douleur ou gonflement testiculaire
  • La gorge : inconfort de la gorge
  • Le rectum : sécrétions anormales, douleur ou crampes, saignements, ulcérations
  • L’œil : douleur, écoulements, démangeaisons

Non traitée, l’infection peut persister pendant de nombreux mois et entraîner des complications, même en l’absence de symptômes. Elle peut guérir spontanément. Il existe de nombreuses complications potentielles à long terme de la chlamydia non traitée. Celles-ci incluent l’infertilité, un risque accru de grossesses ectopiques, une infection chronique aux testicules, des douleurs abdominales chroniques ou des cicatrices permanentes au niveau des voies urinaires. Dans de rares cas, la chlamydia peut causer une inflammation du foie.

Il est important de noter qu’une infection à chlamydia peut augmenter le risque d’être infecté de transmettre le VIH.

Dépistage et traitement

Comment dépister? Les échantillons les plus courants sont des prélèvements directs aux sites exposés par les activités sexuelles (tels que le vagin, l’anus et la gorge) ainsi que le prélèvement urinaire.

Quand dépister? Le délai minimal avant de pouvoir détecter l’infection à chlamydia n’est pas connu. La période fenêtre se termine 14 jours après l’exposition.

Elle se traite à l’aide d’antibiotiques dont la durée peut varier selon le site infecté. Le traitement est gratuit pour la personne atteinte et pour ses partenaires, en vertu du Programme de gratuité des médicaments pour le traitement des infections transmissibles sexuellement.

Lorsque le diagnostic est posé, il est recommandé d’aviser et de traiter tous les partenaires sexuels des 60 derniers jours.

Également, une période d’abstinence suivant le traitement est nécessaire car une personne reste contagieuse quelque temps après le début du traitement. Une fois la personne guérie, il n’y a plus de risque de transmettre la chlamydia à d’autres partenaires sexuels. Toutefois, même après un épisode traité, il est possible d’être réinfecté.

Protection

Il n’existe aucun vaccin qui protège contre la chlamydia. Le meilleur moyen de protection demeure l’utilisation du condom peu importe le rapport sexuel. Puisqu’il est possible d’être infecté et de ne présenter aucun symptôme, un dépistage routinier est indiqué pour toutes personnes célibataires sexuellement actives, surtout en présence de nouveaux partenaires ou lors de rapports sexuels non protégés.

Gonorrhée

Gonorrhée

En bref

  • La deuxième ITSS bactérienne la plus répandue au Québec
  • Transmise lors des relations sexuelles non protégées
  • Généralement symptomatique lorsque génito-urinaire
  • Accès gratuit au traitement antibiotique

Causes

La gonorrhée est une infection causée par la bactérie Neisseria gonorrhoea. La bactérie se transmet habituellement par des sécrétions provenant du vagin, du pénis, de la bouche ou de l’anus. Les relations sexuelles non protégées constituent l’un des principaux facteurs de risque d’infection par la gonorrhée Elle peut également être transmise d’une mère enceinte à son enfant lors de l’accouchement avec un risque de complications graves pour le bébé.

Qui est à risque d’infection?

La gonorrhée est la deuxième ITSS bactérienne la plus répandue au Québec. Depuis plusieurs années, on assiste à une croissance en nombre de cette infection et on remarque que le groupe le plus souvent affecté est âgé de 15 à 24 ans et sexuellement actif. Également, de 10 à 20 % des hommes et de 20 à 30 % des femmes présentant une infection gonococcique génito-urinaire sont également infectés par Chlamydia trachomatis (voir « Chlamydia »).

Le simple fait d’être sexuellement active rend une personne à risque de cette infection. Toutefois, les activités suivantes augmentent le risque d’infection :

  • Relations sexuelles sans condom
  • Relations sexuelles avec plusieurs partenaires
  • Partage de jouets sexuels (sex toys)

Symptômes et complications?

Chez l’homme, l’urétrite est généralement symptomatique. Chez la femme, la cervicite peut être symptomatique. L’infection des autres sites est généralement asymptomatique. Lorsque des symptômes sont présents, ils surviennent habituellement deux à sept jours après l’exposition à risque et varient selon le site d’infection.

Les symptômes possibles, par site d’infection, incluent :

  • Les voies génitales : brûlure urinaire ou après les rapports sexuels, démangeaisons l’urètre, odeurs ou écoulements inhabituels
    • Pour les femmes : saignements vaginaux inhabituels. Dans les cas plus avancés, est possible d’avoir une douleur abdominale, accompagnée de fièvre ou de nausées
    • Pour les hommes : douleur ou gonflement testiculaire
  • La gorge : inconfort de la gorge
  • Le rectum : sécrétions anormales, douleur ou crampes, saignements
  • L’œil : douleur, écoulement, démangeaisons

Il existe de nombreuses complications potentielles à long terme de la gonorrhée non traitée. Celles-ci incluent l’infertilité, un risque accru de grossesses ectopiques, une infection chronique aux testicules, des douleurs abdominales chroniques ou des cicatrices permanentes aux voies urinaires. En l’absence de traitement, la gonorrhée peut infecter le système sanguin, causer une atteinte articulaire (arthrite septique) et même causer une méningite.

Il est important de noter qu’une infection à gonorrhée peut augmenter le risque d’être infecté et de transmettre le VIH.

Dépistage et traitement

Comment dépister? Les échantillons les plus courants sont les prélèvements directement aux sites exposés par les activités sexuelles (tel que le vagin, l’anus et la gorge) et le urinaire.

Quand dépister? Le délai minimal avant de pouvoir détecter l’infection est inconnu. Il est de 48 heures pour la détection par un test de culture. La période fenêtre se termine sept jours l’exposition.

La gonorrhée se traite avec des antibiotiques. Le traitement éradique complètement l’infection à moins de résistance à l’antibiothérapie. Le traitement est gratuit pour la personne atteinte et pour ses partenaires, en vertu du Programme de gratuité des médicaments pour le traitement des infections transmissibles sexuellement.

Lorsque le diagnostic est posé, il est recommandé d’aviser et de traiter tous les partenaires sexuels des 60 derniers jours.

Également, une période d’abstinence de sept jours suivant le traitement est nécessaire car une personne reste contagieuse quelques jours après le début du traitement. Une fois la personne guérie, il n’y a plus de risque de transmettre la gonorrhée à d’autres partenaires sexuels. Toutefois, même après un épisode traité, il est possible d’être réinfecté.

Puisqu’un phénomène de résistance au traitement de la gonorrhée est actuellement observé, il est justifié de contrôler le prélèvement 2 semaines après le traitement afin de bien confirmer l’éradication de la maladie.

Protection

Il n’existe aucun vaccin qui protège contre la gonorrhée. Le meilleur moyen de protection demeure l’utilisation du condom peu importe le rapport sexuel. Puisqu’il est possible d’être infecté et de ne présenter aucun symptôme, un dépistage routinier est indiqué pour toutes personnes célibataires sexuellement actives, surtout en présence de nouveaux partenaires ou lors de rapports sexuels non protégés.

Syphilis

Syphilis

En bref

  • ITSS bactérienne en recrudescence chez les hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes depuis les années 2000
  • Transmise par le contact avec des lésions (normalement lors des relations sexuelles)
  • Présentation clinique variable (le grand imitateur)
  • Augmente le risque d’acquisition et de transmission du VIH
  • Peut prendre jusqu’à 12 semaines pour être détectée après l’exposition
  • Accès gratuit au traitement antibiotique

Causes

La syphilis est une infection bactérienne causée par la bactérie Treponema pallidum. La bactérie se transmet par le contact avec des lésions causées par la syphilis. Habituellement, la syphilis se transmet lors de relations sexuelles mais aussi lors de contact avec une lésion (par exemple, le contact peau à peau). La syphilis peut également être transmise d’une mère enceinte à son enfant, ce qui présente un risque de complications graves pour le bébé.

Qui est à risque d’infection?

La syphilis est moins répandue que la chlamydia ou la gonorrhée. Actuellement, une recrudescence de la syphilis est observée au Québec touchant surtout les hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes (HARSAH), groupe qui est donc particulièrement risque.

Les activités suivantes sont associées à un risque plus élevé d’infection :

  • contact sexuel vaginal, anal ou oro-génital, avec ou sans pénétration
  • avoir des relations sexuelles avec plusieurs partenaires
  • partage de jouet sexuels (sex toys)
  • partage de matériels d’injection

Symptômes et complications

La syphilis a été surnommée « le grand imitateur » car sa présentation clinique est souvent confondue avec celle d’autres maladies. Classiquement, la syphilis non traitée évolue en trois stades cliniques : primaire, secondaire et tertiaire.

Les symptômes plus fréquemment constatés, par stade :

  • Le stade primaire (apparaissent entre environ 3 à 90 jours après l’infection)
    • Ulcère non douloureux, communément appelé le chancre (peut disparaître après plusieurs semaines)
  • Le stade secondaire (apparaît entre environ 2 à 12 semaines, parfois plusieurs mois, après la guérison du chancre)
    • Éruption cutanée (le plus souvent sur la poitrine, le ventre, les mains, les pieds et les organes génitaux)
    • Symptômes grippaux (comme la fièvre, le mal de tête, la fatigue)
  • Le stade tertiaire (survient en moyenne de 5 à 30 ans après la guérison du chancre) :
    • Complications cardiovasculaires, telles que l’anévrisme de l’aorte
    • Lésions qui peuvent endommager les différentes parties du corps, y compris la peau et les os
    • Complications neurologiques, telles que les vertiges et la démence

À long terme, les conséquences de la syphilis sont graves et peuvent causer la mort.

Il est important de noter qu’une infection à syphilis peut augmenter le risque d’être infecté et de transmettre le VIH.

Dépistage et traitement

Comment dépister? Le dépistage se fait par une prise de sang.

Quand dépister? Le délai minimal avant de pouvoir détecter est d’environ dix jours. La période fenêtre se termine 12 semaines après l’exposition.

Le traitement consiste à administrer des antibiotiques, majoritairement sous forme injectable. Souvent un seul traitement suffit, mais une période de traitement plus longue peut être nécessaire. Le traitement est gratuit pour la personne atteinte et pour ses partenaires, en vertu du Programme de gratuité des médicaments pour le traitement des infections transmissibles sexuellement. La réponse au traitement est évaluée à l’aide d’un suivi médical ainsi qu’à l’aide de prélèvements sanguins.

Il est recommandé d’aviser et de traiter tous les partenaires sexuels des 90 jours précédant le diagnostic. De plus, le dépistage est recommandé chez vos partenaires sexuels récents jusqu’à un an avant le moment du diagnostic.

Protection

Il n’existe aucun vaccin qui protège contre la syphilis. Le meilleur moyen de protection demeure l’utilisation du condom peu importe le rapport sexuel. Puisqu’il est possible d’être infecté et de ne présenter aucun symptôme, un dépistage routinier est indiqué pour toutes personnes célibataires sexuellement actives, surtout en présence de nouveaux partenaires ou lors de rapports sexuels non protégés.

Hépatite B

Hépatite B

En bref

  • ITSS virale transmise principalement par les relations sexuelles non protégées et par l’utilisation de drogues injectables
  • Symptômes tels que fatigue, perte d’appétit, douleur abdominale et jaunisse
  • Peut prendre jusqu’à 12 semaines pour être détectée après l’exposition
  • Peut être prévenue par la vaccination

Causes

L’hépatite B est une infection causée par un virus qui se transmet via les fluides corporels y compris le sang. La transmission a lieu surtout lors de relations sexuelles non protégées ou lors du partage de matériels d’injection chez les consommateurs de drogues. L’hépatite B peut également être transmise d’une mère au fœtus durant la grossesse.

Qui est à risque d’infection?

Au Québec, la plupart des nouvelles infections sont liées aux relations sexuelles non protégées et à l’utilisation de drogues injectables. Certaines populations sont également plus à risque, notamment les immigrants et les autochtones. On remarque un risque de transmission davantage dans un contexte de voyage lors de procédures non stériles (transfusion, tatouage).

Les énoncés suivants témoignent un risque plus élevé d’infection :

  • avoir des relations sexuelles sans condom
  • avoir des relations sexuelles avec plusieurs partenaires
  • partage de matériels d’injection
  • tatouage ou perçage avec du matériel non stérile
  • travailler comme professionnel de la santé

Les personnes affectées par le VIH peuvent présenter un risque élevé de contracter l’hépatite B car elles présentent des facteurs de risque similaires.

Symptômes et complications

Les personnes infectées par l’hépatite B ne présentent pas toujours des symptômes. Lorsque ceux-ci surviennent, ce peut être des mois après l’infection initiale. Parmi les manifestations, on retrouve :

  • une fatigue importante
  • une perte d’appétit, des nausées ou des vomissements
  • des douleurs abdominales et des diarrhées
  • des selles pâles et une urine foncée
  • de la fièvre
  • une jaunisse (coloration jaune des yeux ou de la peau)

Dans la plupart des cas, l’hépatite B se guérit spontanément en six mois. À la suite de l’infection, la production d’anticorps protège contre l’hépatite B. Dans certains cas, le virus n’est pas éliminé et l’infection devient chronique et donc à risque de transmission. L’hépatite B chronique augmente le risque de maladie hépatique, notamment de cirrhose et de cancer du foie.

Dépistage et traitement

Comment dépister? Le dépistage se fait par une prise de sang.

Quand dépister? Le délai minimal avant de pouvoir détecter est d’une semaine. La période fenêtre pour détecter se termine 12 semaines après l’exposition.

Des traitements antiviraux existent pour arrêter la réplication du virus et retarder l’avancement de l’hépatite B chronique.

Protection

Il existe un vaccin contre l’hépatite B. Pour plus de renseignements, voir « VACCINATION – Hépatites A et B ». D’autres moyens de prévention comprennent l’utilisation du condom lors de chaque rapport sexuel. En cas de consommation de drogue intraveineuse, il est recommandé d’utiliser du matériel stérile et de ne pas le partager. Puisqu’il est possible d’être infecté et de ne présenter aucun symptôme, un dépistage routinier est indiqué selon vos facteurs de risque et votre statut vaccinal.

Hépatite C

Hépatite C

En bref

  • ITSS virale transmise principalement par l’utilisation de drogues injectables
  • Tend à causer une infection chronique, sans symptôme précoce
  • Près de la moitié des personnes infectées ne connaissent pas leur statut
  • Peut causer des dommages au foie en absence de traitement
  • Peut prendre jusqu’à 12 semaines pour être détectée après l’exposition
  • Taux de guérison très élevé à l’aide des antiviraux

Causes

L’hépatite C est une infection causée par un virus qui se transmet par les fluides corporels incluant le sang. La transmission sexuelle et celle d’une mère au fœtus est rare.

Qui est à risque d’infection?

Au Québec, la plupart des nouvelles infections sont liées à l’utilisation de drogues injectables. Plus rarement, la transmission est possible lors des relations sexuelles et d’une mère au fœtus. L’hépatite C est plus répandue dans certaines régions à l’extérieur du Canada où la transmission survient également lors des procédures médicales non stériles.

Les facteurs suivants peuvent exposer à un risque plus élevé d’infection :

  • partage de matériels d’injection non stériles ou de matériels d’inhalation (cocaïne intranasale)
  • tatouage, perçage ou transfusion avec du matériel non stérile
  • avoir des relations sexuelles non protégées avec un risque élevé de saignement
  • faire de la prison

Les autorités de santé publique ont également observé que les taux d’hépatite C étaient plus élevés chez les personnes nées de 1950 à 1969 (les baby-boomers). Il est donc recommandé pour les personnes appartenant à ce groupe d’âge de faire un dépistage une fois dans leur vie.

Symptômes et complications

L’hépatite C a tendance devenir chronique. Les personnes atteintes n’ont parfois aucun symptôme et transmettent la maladie à leur insu. Lorsqu’ils se manifestent, souvent plusieurs années après l’infection initiale, les symptômes sont les suivants :

  • une fatigue importante
  • une perte d’appétit, des nausées ou des vomissements
  • des douleurs abdominales et des diarrhées
  • des selles pâles et une urine foncée
  • fièvre
  • une jaunisse (coloration jaune des yeux ou de la peau)

L’hépatite C chronique augmente le risque de maladie grave du foie, notamment de cirrhose et de cancer.

Dépistage et traitement

Comment dépister? Le dépistage se fait par une prise de sang.

Quand dépister? Le délai minimal avant de pouvoir détecter est de six semaines. La période fenêtre pour détecter se termine 12 semaines après l’exposition.

Des avancées dans le monde du traitement de l’hépatite C ont rendues le traitement plus accessible. À l’heure actuelle, après quelques semaines de traitement, on peut guérir définitivement l’hépatite C dans la majorité des cas.

Protection

Il n’existe aucun vaccin qui protège contre l’hépatite C. En cas de consommation de drogue intraveineuse, il est recommandé d’utiliser du matériel stérile et de ne pas le partager. Puisqu’il est possible d’être infecté et de ne présenter aucun symptôme, un dépistage routinier est indiqué selon vos facteurs de risque. Aussi, l’hépatite C est une maladie que l’on peut contracter à plus d’une reprise, le maintien de comportements sécuritaires demeure important et ce, même à la suite d’une première guérison.

VIH

VIH

En bref

  • ITSS virale transmise principalement lors des relations sexuelles non protégées et lors de l’utilisation de drogues injectables
  • Affecte particulièrement les hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes parmi lesquels un sur sept serait infecté au Québec
  • Peut passer inaperçu
  • Maintenant considéré comme une maladie chronique avec d’excellents traitements
  • Une fois indétectable et avec une prise adéquate du traitement, il n’y a pas de transmission possible (Indétectable = Intransmissible)
  • Peut prendre jusqu’à 6 à 8 semaines pour être détecté après l’exposition

Causes

Le virus de l’immunodéficience humaine se transmet par les relations sexuelles non protégées ou par le sang. Sans traitement et au fil des années, l’infection peut évoluer vers le SIDA (syndrome d’immunodéficience acquise). Une personne peut donc être porteuse du VIH et ne pas avoir le SIDA.

Qui est à risque d’infection?

L’infection par le VIH est relativement rare, mais certains groupes sont plus susceptibles d’être touchés, notamment les hommes qui ont des relations sexuelles avec d’autres hommes. En fait, on estime qu’au Québec environ un homme sur sept ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes serait infecté par le VIH.

Les activités suivantes sont associées à un risque plus élevé d’infection :

  • avoir des relations sexuelles sans protection (condom ou prophylaxie pré-exposition (PrEP))
  • partage de matériels injectables
  • tatouage ou perçage avec du matériel non stérile

Il ne se transmet pas lors des activités de la vie courante, comme serrer la main, éternuer, faire la bise, partager un repas, utiliser la même toilette ou boire dans le même verre.

Symptômes et complications

Les personnes infectées par le VIH n’ont pas toujours de symptômes et, lorsqu’ils surviennent, ils peuvent passer inaperçus. Une personne peut donc être infectée sans le savoir, d’où l’importance de se protéger lors des relations sexuelles et de faire régulièrement un dépistage.

Les symptômes de l’infection par le VIH peuvent être les suivants, et apparaissent de deux à quatre semaines après l’infection pour une durée de une à trois semaines.

  • symptômes semblables à ceux de la grippe (fièvre, douleur musculaire, mal de tête, mal de gorge)
  • ganglions enflés
  • ulcères dans la bouche
  • rougeurs sur le tronc ou dans le visage
  • nausées, vomissements ou diarrhée
  • perte de poids importante

Il est très important de comprendre qu’en l’absence de symptômes, lorsque non traité, le virus demeure toujours dans le corps et peut donc être transmis à une autre personne.

Le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) s’attaque au système qui nous défend contre les infections, le système immunitaire. En l’attaquant, il l’affaiblit et rend la personne infectée plus vulnérable aux maladies et aux infections. Sans traitement, il y a donc un risque accru d’avoir des infections potentiellement graves et que la maladie progresse vers le stade du SIDA.

Dépistage et traitement

Comment dépister? Le dépistage se fait par une prise de sang.

Quand dépister? Le délai minimal avant de pouvoir détecter l’infection par le VIH est de 14 jours après l’exposition avec les trousses de 4e génération et de 21 jours après l’exposition avec les trousses de 3e génération. Sauf exception, la période fenêtre se termine huit semaines à la suite de l’exposition pour être détectée.

Il n’existe aucun traitement pour guérir l’infection par le VIH.

Des médicaments et un suivi médical permettent un excellent contrôle du virus et limitent la transmission et la détérioration de la maladie.

Le terme « indétectable » est utilisé lorsque la quantité de virus présent dans le sang (la charge virale) n’est pas détectée. Selon les dernières études, une charge virale indétectable témoigne l’impossibilité de transmission du virus.

De nos jours, les personnes séropositives, lorsque traitées, ont une qualité et une espérance de vie comparables à celle de la population générale.

Protection

À l’heure actuelle, il n’y a aucun vaccin qui protège contre le VIH.

Pour prévenir le VIH, le condom et/ou la prophylaxie pré-exposition (PrEP) demeurent des moyens très efficaces et communément utilisés. Pour plus de renseignements, voir « Prophylaxie pré-exposition (PrEP) contre le VIH ».

Également, en cas de relations ou de comportements à risque, il existe la prophylaxie post-exposition (PPE), qui, pris à l’intérieur de 72 h après l’événement à risque, diminue nettement les risques de contracter le VIH. Pour plus de renseignements, voir « Prophylaxie post-exposition (PPE) contre le VIH ».

Puisqu’il est possible d’être infecté et de ne présenter aucun symptôme, un dépistage routinier est indiqué selon vos facteurs de risque.

Vaccination

Vaccination

La vaccination est un aspect fondamental dans l’optimisation de votre santé sexuelle. Elle permet de prévenir la transmission de certaines infections et s’ajoutent aux autres méthodes de prévention. Un moyen facile de connaître votre statut vaccinal est de consulter votre carnet de vaccination.

Hépatites A et B

Hépatites A et B

Il est possible de se protéger contre les hépatites A et B grâce à la vaccination (vaccins séparés ou combinés pour les deux virus). Les vaccins contre les hépatites A et B sont très efficaces (9099 %) pour prévenir l’infection.

Au Québec, les élèves de la 4 e année du primaire reçoivent la vaccination combinée gratuitement. Certains groupes à risque, notamment les hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes et les utilisateurs de drogues injectables, peuvent bénéficier d’une vaccination gratuite.

Pour le moment, il n’existe pas de vaccin efficace contre l’hépatite C.

Pour obtenir plus de renseignements sur les vaccins contre les hépatites A et B, il suffit de consulter un professionnel de la santé ou d’appeler Info-Santé (811 au Québec).

VPH

VPH

Avec une vie sexuelle active, il est très fréquent de contracter une souche du virus du papillome humain (VPH) à un moment ou à un autre de votre vie.

Les souches du VPH sont divisés en deux classes, soit celles à faible risque et celles à risque élevé de cancer. Celles à faible risque peuvent se manifester sous forme de petites bosses de couleur chair (condylomes) localisées au niveau des organes génitaux, dans la bouche et au niveau de la gorge. Les souches à risque élevé ne produisent généralement aucun symptôme, mais peuvent dans certains cas provoquer des lésions (par exemple, sur le col de l’utérus) pouvant augmenter le risque de certains cancers.

La vaccination est la meilleure façon d’être protégé contre une infection par le VPH. Le vaccin offre une protection contre les neuf types de VPH les plus fréquents, incluant :

  • les types qui causent la majorité des condylomes génitaux
  • les types (16 et 18) qui sont les principaux responsables des cancers associés aux VPH tels que le cancer du col de l’utérus, du vagin, de la vulve, du pénis, de l’anus et de la gorge

Au Québec, la vaccination contre le VPH fait partie du calendrier de vaccination régulier et est offerte gratuitement aux élèves de la 4 e année du primaire. De plus, le programme de vaccination est offert gratuitement aux filles de 9 à 17 ans et aux personnes de 26 ans et moins qui présentent des facteurs de risque (système immunitaire affaibli, infection par le VIH, hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes). La vaccination ne remplace pas le dépistage du cancer du col de l’utérus, qui est recommandé à toute femme de 21 à 65 ans.

Pour obtenir plus de renseignements sur les vaccins contre le VPH, il suffit de consulter un professionnel de la santé ou d’appeler Info-Santé (811 au Québec).

Protection contre le VIH
Prophylaxie pré-exposition (PrEP) contre le VIH

Prophylaxie pré-exposition (PrEP) contre le VIH

C’est quoi?

La PrEP est un médicament utilisé pour prévenir l’infection par le VIH, en complément aux pratiques sexuelles sécuritaires. Il est utilisé en prévision d’une exposition potentiellement à risque.

Il s’agit d’une combinaison de deux médicaments antirétroviraux dans un seul comprimé oral (le Truvada), soit le ténofovir et l’emtricitabine. Il agit en empêchant le virus de se répliquer dans le système et de créer une infection permanente.

Il existe deux méthodes de prise de PrEP, soit la prise en continu (tous les jours), soit la prise par intermittence (2 comprimés entre 2 et 24 heures avant une relation sexuelle à risque, puis 1 comprimé chaque 24 heures jusqu’à 48 heures après le dernier contact sexuelle). La prise en continu est plus fréquemment utilisée mais les deux options semblent aussi efficaces pour les HARSAH selon les dernières études.

Son efficacité?

Les études montrent que la PrEP, bien utilisée, réduit jusqu’à 97 % le risque de contracter le VIH chez les hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes.

Attention!

La PrEP prévient seulement l’infection au VIH. Elle n’offre aucune protection contre d’autres ITSS telles que l’herpès, la chlamydia, la gonorrhée, les hépatites ou la syphilis. Des pratiques sexuelles sécuritaires, telles que le port du condom, demeurent centrales dans la prévention.

Est-ce pour moi?

La PrEP s’adresse aux personnes séronégatives qui ont un risque élevé d’acquérir le VIH. Par exemple :

  • Une personne qui a un partenaire sexuel séropositif non traité ou avec une charge virale est détectable
  • Les hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes (HARSAH) ou les travailleurs/travailleuses du sexe ayant des relations sexuelles vaginales ou anales sans condom
  • Particulièrement en présence des facteurs de risque suivants :
    • Avoir reçu un diagnostic récent d’ITSS
    • Avoir déjà eu recours à la prophylaxie post-exposition (PPE)
    • Avoir des relations sexuelles sous l’effet de substances psychoactives

Une consultation avec un professionnel permet de bien évaluer l’indication de prescrire ce moyen de prévention.

Comment obtenir une ordonnance?

La prescription de la PrEP se fait à la suite d’une évaluation par un médecin qui comprend de nombreux conseils, notamment sur la prise adéquate du médicament et les effets secondaires. Un suivi régulier aux trois mois permet ensuite d’évaluer la tolérance à la médication et de faire des prélèvements à des fins de dépistage ITSS.

Au Québec, la PrEP est couverte par la RAMQ. Toutefois, une franchise maximale d’environ 88 $ par mois sera demandée, à moins d’en être exempté. Pour les personnes avec des assurances privées, la couverture du médicament est variable d’une assurance à l’autre. Il faut donc s’informer auprès de son assureur.

Prophylaxie post-exposition (PPE) contre le VIH

Prophylaxie post-exposition (PPE) contre le VIH

C’est quoi?

La PPE (prophylaxie post-exposition) est un autre moyen de prévention contre la transmission du VIH. Contrairement à la PrEP (prophylaxie pré-exposition), la PPE s’avère utile après une exposition potentielle au VIH et doit être débutée le plus tôt possible dans un délai de 72 heures.

Il s’agit d’une trithérapie, soit la combinaison de trois antirétroviraux, traitement également utilisé pour le VIH. Après une exposition à risque, ces médicaments bloquent la réplication du virus dans le système et ainsi préviennent une infection permanente.

Son efficacité?

L’efficacité est excellente (presque 100 %) mais dépend de la prise adéquate de la thérapie.

Est-ce pour moi?

Toutes personnes séronégatives qui croient avoir eu une exposition à risque de contracter le VIH devraient consulter rapidement pour avoir une évaluation médicale. Une exposition peut être considérée à risque dans les situations suivantes : une relation sexuelle non protégée, une piqûre avec une aiguille contaminée, une morsure humaine, etc. L’évaluation médicale permet d’évaluer l’épisode à risque et de savoir si la PPE est recommandée.

Comment obtenir une ordonnance?

Il faut consulter un médecin dès que possible pour débuter rapidement la médication. Le délai maximal est de 72 h suivant l’exposition à risque. Toutefois, plus elle est débutée rapidement, plus l’efficacité est bonne. La durée du traitement est de 28 jours.

Un suivi médical et des tests de dépistage sont effectués au début du traitement et à la suite du traitement afin de couvrir le période fenêtre d’infection.

Liste des abbréviations

Liste des abréviations

ITSS – infections transmissibles sexuellement et par le sang

PPE – prophylaxie post-exposition (contre le VIH)

PrEP – prophylaxie pré-exposition (contre le VIH)

VIH – virus de l’immunodéficience humaine

VPH – virus du papillome humain

Références

Références

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Ministère de la santé et des services sociaux du Québec. “Guide québécois de dépistage des infections transmissibles sexuellement et par le sang.” June 2017.http://publications.msss.gouv.qc.ca/msss/document-000090/

CATIE. “Gonorrhea.”

CATIE. “Hepatitis B.” https://www.catie.ca/en/fact-sheets/sti/hepatitis-b

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Ministère de la santé et des services sociaux du Québec. “Guide québécois de dépistage des infections transmissibles sexuellement et par le sang.” October 2017. http://publications.msss.gouv.qc.ca/msss/document-000090/

Ministère de la santé et des services sociaux du Québec. “La prophylaxie préexposition au virus de l’immunodéficience humaine : Guide pour les professionnels de la santé du Québec.” November 2017 http://publications.msss.gouv.qc.ca/msss/document-000313/

Portail VIH/sida du Québec. “La PrEP FAQ.” https://pvsq.org/ppe

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