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Test VPH ou test Pap : quelles sont les différences ?

Le test VPH et le test Pap servent tous les deux à prévenir le cancer du col de l’utérus. Pourtant, ils ne détectent pas la même chose et ne sont pas utilisés exactement de la même façon.

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Chez Prelib, nous offrons maintenant le dépistage autonome du cancer du col de l’utérus par test VPH. Comme ce test est encore peu connu et qu’il remplace graduellement le test Pap comme méthode de dépistage, il est normal d’avoir des questions.

Notre objectif est simple : vous aider à mieux comprendre ce nouveau test, sans jugement ni langage compliqué, pour que vous puissiez prendre une décision éclairée et vous sentir en confiance tout au long du processus.

Le test VPH et le test Pap servent tous les deux à prévenir le cancer du col de l’utérus. Pourtant, ils ne détectent pas la même chose et ne sont pas utilisés exactement de la même façon.

Le test Pap, utilisé depuis plusieurs décennies, permet de repérer des cellules anormales sur le col de l’utérus. Le test VPH, lui, permet de détecter la présence de certains types de virus du papillome humain, aussi appelés VPH à risque élevé, associés au développement de lésions précancéreuses.

Le test VPH est en cours d’implantation comme méthode privilégiée de dépistage du cancer du col de l’utérus au Québec.1

Qu’est-ce que le test Pap ?

Le test Pap, ou test de Papanicolaou, est un test de dépistage qui analyse les cellules prélevées sur le col de l’utérus.

Son objectif est de repérer des cellules anormales ou précancéreuses. Ces changements cellulaires peuvent parfois évoluer vers un cancer s’ils ne sont pas détectés et suivis.

Le test Pap est généralement effectué par un·e professionnel·le de la santé à l’aide d’un spéculum. Un prélèvement est ensuite réalisé sur le col de l’utérus, puis analysé en laboratoire.

Pendant longtemps, le test Pap a été la méthode principale de dépistage du cancer du col de l’utérus. Il demeure un outil utile, notamment dans certaines situations de suivi ou de cytologie complémentaire.

Qu’est-ce que le test VPH ?

Le test VPH recherche la présence de certains types de virus du papillome humain à risque élevé. Ces types de VPH peuvent être associés au développement de lésions précancéreuses du col de l’utérus.

Le VPH est très fréquent. La majorité des personnes sexuellement actives y seront exposées au cours de leur vie, souvent sans le savoir. Dans la plupart des cas, l’infection disparaît d’elle-même. Toutefois, lorsqu’un VPH à risque élevé persiste, il peut entraîner des changements cellulaires au niveau du col.

Le test VPH permet donc d’identifier plus tôt les personnes qui pourraient avoir besoin d’un suivi. Il ne sert pas à diagnostiquer un cancer, mais à détecter un risque potentiel avant l’apparition de changements plus avancés.

L’INESSS recommande le dépistage primaire par test VPH à un intervalle de 5 ans chez les personnes de 25 à 65 ans ayant un col de l’utérus lorsque le résultat est négatif.2

Test VPH chez Prelib : une approche simple et confidentielle

Chez Prelib, le test VPH est offert dans une démarche de dépistage du cancer du col de l’utérus.

Le prélèvement se fait par autoprélèvement en clinique, à l’aide d’instructions claires fournies sur place. Il n’y a pas d’examen gynécologique, pas de spéculum et pas de prélèvement effectué par un·e professionnel·le.

L’autoprélèvement convient à la grande majorité des personnes ; dans certaines situations cliniques, un prélèvement par un·e professionnel·le pourrait être recommandé.

Les résultats sont transmis de façon sécurisée dans votre portail Prelib. En cas de résultat positif, notre équipe clinique vous contacte afin de vous guider vers les prochaines étapes appropriées.

Test VPH et test Pap : la différence principale

La différence la plus importante est simple :

Le test Pap cherche des cellules déjà modifiées. Le test VPH cherche la présence du virus qui peut causer ces modifications.

Autrement dit, le test Pap regarde les effets possibles du VPH sur les cellules du col de l’utérus. Le test VPH, lui, détecte la présence du virus à risque élevé avant que des changements cellulaires soient nécessairement visibles.

C’est l’une des raisons pour lesquelles le test VPH est considéré comme plus sensible pour identifier les personnes à risque. La Société canadienne du cancer indique que le test VPH et le test Pap sont deux bons tests de dépistage, mais que le type de test utilisé dépend de la province ou du territoire.

Tableau comparatif : test VPH vs test Pap

CritèreTest VPHTest Pap
Ce qu’il détecteLa présence de VPH à risque élevéDes cellules anormales ou précancéreuses
ObjectifIdentifier les personnes à risque de développer des lésions précancéreusesDétecter des changements cellulaires déjà présents
Moment de détectionPlus tôt dans le processus, avant l’apparition possible de lésionsLorsque des changements cellulaires sont déjà visibles
Type de prélèvementPeut être fait par autoprélèvement, selon le contexte cliniqueEffectué par un·e professionnel·le de la santé
SensibilitéPlus sensible pour détecter les personnes à risqueMoins sensible que le test VPH comme test de dépistage primaire
Fréquence habituelleTous les 5 ans, de 25 à 65 ans, lorsque le test VPH est utilisé comme dépistage primaireGénéralement tous les 2 à 3 ans lorsque le test Pap est utilisé
ConfortPeut se faire sans spéculum dans certains contextes, notamment par autoprélèvementNécessite généralement un examen avec spéculum
Résultat positifIndique la présence d’un VPH à risque élevé, mais pas nécessairement un cancerIndique la présence de cellules anormales à évaluer

Pourquoi le test VPH remplace-t-il progressivement le test Pap ?

Le test VPH est de plus en plus utilisé comme test de première intention parce qu’il recherche directement les types de VPH à risque élevé associés au cancer du col de l’utérus. Il permet ainsi de repérer plus tôt les personnes qui pourraient être à risque de développer des lésions précancéreuses, avant même que des changements cellulaires soient visibles.

Lorsqu’il est négatif, le test VPH offre également une grande assurance quant au faible risque de développer une lésion précancéreuse dans les années suivantes. C’est pourquoi il permet généralement d’espacer davantage les dépistages.

Au Québec, le ministère de la Santé et des Services sociaux travaille à rendre le test VPH disponible dans toutes les régions comme méthode de dépistage de première intention.

Cela ne signifie toutefois pas que le test Pap disparaît complètement. Il peut encore être utilisé comme analyse complémentaire afin de vérifier si des changements cellulaires sont présents et de déterminer le suivi approprié après certains résultats VPH positifs.

Que signifie le fait que le test VPH soit plus sensible ?

Le test VPH est considéré comme plus sensible que le test Pap, ce qui signifie qu’il détecte davantage de personnes susceptibles de présenter ou de développer des lésions précancéreuses du col de l’utérus.

Cette sensibilité accrue comporte toutefois une contrepartie : le test VPH est moins spécifique que le test Pap. Il peut donc détecter des infections qui ne causeront jamais de problème de santé. La majorité des infections au VPH se résorbent spontanément, souvent en 12 à 24 mois, sans provoquer de lésion précancéreuse ni de cancer.

Un résultat positif ne signifie donc pas qu’une personne a un cancer, ni même qu’elle développera nécessairement une lésion. Il indique simplement qu’un type de VPH à risque élevé a été détecté et qu’un suivi pourrait être recommandé selon le type de VPH identifié et les autres résultats d’analyse.

Le test Pap demeure utile dans certaines situations, puisqu’il recherche plutôt des changements déjà présents dans les cellules du col de l’utérus. Il peut ainsi aider à préciser la conduite à tenir après un résultat VPH positif.

Que signifie un résultat positif au test VPH ?

Un résultat positif au test VPH signifie qu’un type de VPH à risque élevé a été détecté.

Cela ne signifie pas que vous avez un cancer.

Dans la majorité des cas, les infections au VPH ne causent pas de cancer. Toutefois, certains types de VPH peuvent persister et entraîner des changements cellulaires avec le temps. C’est pourquoi un suivi peut être recommandé.

Selon le résultat, le suivi peut inclure :

  • une cytologie complémentaire ;
  • un test de contrôle ;
  • une colposcopie ;
  • une orientation vers un·e professionnel·le de la santé.

L’objectif est de détecter les changements à un stade précoce et d’agir avant qu’ils ne progressent.

À quel âge le dépistage du cancer du col de l’utérus est-il recommandé ?

Au Québec, les recommandations évoluent avec la transition vers le test VPH.

Le test VPH est recommandé comme méthode de dépistage primaire pour les personnes âgées de 25 à 65 ans qui ont un col de l’utérus. Après un résultat négatif, l’intervalle recommandé entre les dépistages est généralement de 5 ans.

Le dépistage n’est généralement pas recommandé avant l’âge de 25 ans, même lorsqu’une personne a commencé à avoir des relations sexuelles plus tôt. Les infections au VPH sont très fréquentes chez les personnes plus jeunes et se résorbent le plus souvent spontanément. Un dépistage trop précoce risquerait donc de détecter des infections transitoires qui n’entraîneront pas de problème de santé, tout en menant à des suivis ou à des interventions inutiles.

Avant l’implantation du test VPH comme dépistage primaire, le test Pap était la méthode utilisée de routine. Dans les régions où le test VPH est maintenant implanté comme test de première intention, le dépistage ne se fait donc plus systématiquement par test Pap.

Peut-on faire un test VPH même si on est vacciné·e ?

Oui. La vaccination contre le VPH réduit le risque d’infection par plusieurs types de VPH associés au cancer du col de l’utérus, mais elle ne protège pas nécessairement contre tous les types de VPH à risque élevé.

Même après la vaccination, le dépistage demeure recommandé selon l’âge, les antécédents et les recommandations en vigueur.

Suis-je admissible au test VPH ?

Pour vérifier si le test VPH vous convient, remplissez notre questionnaire médical → en vous connectant à votre compte patient Prelib ou en créant un nouveau compte. Vos réponses nous permettront de confirmer votre admissibilité et de vous orienter vers le service approprié.

  1. Gouvernement du Québec (mars 2026) https://www.quebec.ca/sante/conseils-et-prevention/depistage-et-offre-de-tests-de-porteur/depistage-du-cancer-du-col-uterus ↩︎
  2. Institut national d’excellence en santé et en services sociaux (INESSS) (2025) https://inesss.algorithmes-onco.info/fr/depistage-du-cancer-du-col-de-l-uterus-et-prise-en-charge-des-lesions-precancereuses ↩︎

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